Philippe Promelle:J'ai repris un travail de mémoire familiale que j'avais commencé il y a quelques temps...

Philippe Promelle:J'ai repris un travail de mémoire familiale que j'avais commencé il y a quelques temps...


Philippe Promelle a rejoint le Conseil de développement en 2018, il a participé à plusieurs ateliers dont celui sur l'emploi et l'économie circulaire.

 

Il y a des confinements qui sont plus difficiles que d'autres. Je pense surtout aujourd'hui a tous ceux qui sont dans des espaces réduits en appartement. Pour ma part, je profite d'un jardin et d'une météo trés clémente. Cette période m'oblige surtout à réduire mes déplacements physiques mais dans des conditions qui me semblent parfaitement acceptables, même si le contact physique avec mes êtres chers me manque.

S'arrêter oblige à un autre regard sur notre atualité et comme dit un proverbe qui est dit africain, "Quand tu ne sais pas où tu vas, regarde d'où tu viens" J'ai repris un travail de mémoire familiale que j'avais commencé il y a quelques temps. Il faut se souvenir de certains confinements, il n'y a pas si longtemps et pas si loin de chez nous. En 1945 du 14 février au 9 mai, mes grand-parents et ma mère étaient internés dans un camp dans la poche de Dunkerque, sous la menance des bombes et des armes. Alors quelques semaines pour nous en temps de paix !! Deux photos prises par M Moritz, une personne du camp, (reprises dans de nombreux ouvrages) qui présente ma mère à 20 ans. Ils étaient obligés de travailler pour manger. L'autre montre les conditions de confinement !!

Il nous faut avoir des utopies sur un monde qui changerait radicalement mais "une médaille a toujours deux faces et il est bien rare que toutes deux soient en or" (proverbe perso !!) Il faut donc aussi rester trés pragmatique et rester dans le champ des possibles. Les rues pleines de voitures étaient désertes des personnes, aujourd'hui les rues sont désertes de voitures et pleines de voisins qui se parlent ! enfin ! Comment traduire cela dans l'avenir ? Alors oui, donnons nous la main (même virtuelle !) pour avancer localement, faisons preuve de solidarité.

Pour avancer, nous avons tout autant besoin de nos pieds que de notre tête. Sans tous ces "petits métiers", que serions nous a ce jour ! Au début du 19e siècle les Fouriéristes et Jean Baptiste Godin l'avaient déjà bien compris. En construisant le familistère de Guise, Godin donnait a ses ouvriers de bonnes conditions de sociabilité, d'hygène et d'éducation (piscine, théatre, bibliothèque, école, nurserie). Pour se garantir un bon outil (humain) de travail ? Oui ! Mais tout le monde était gagnant ! aujourd'hui la finance ?... Il est à ce jour de la responsabilité des politiques d'imprimer leurs marques et d'influencer les dirigeants d'entreprises pour faire comprendre l'importance du Tout Social.

Liberté (la liberté des uns s'arrête là ou commence celle des autres) , Egalité (En droit et en devoir pour tous, riche ou pauvre) ,Fraternité ( Entre les générations et les différentes couches sociales) et j'ajouterai Laïcité publique (Pour garantir la liberté privée de culte de chacun).

Le Conseil de Développement de la MEL est une des pierres qui permettront d'influencer la construction de ce monde futur, sans doute plus respectueux des autres et de notre environnement. J'espère pouvoir encore quelques années, y apporter mon grain de sable positif !

Parole à