Yves Bogaert: s'accoutumer à la "slow life" et se centrer sur l'essentiel

Yves Bogaert: s'accoutumer à la "slow life" et se centrer sur l'essentiel


Yves BOGAERT réside à Beaucamps-Ligny. Membre du Conseil de Développement depuis 2014, il en a intégré le bureau en 2018. Spécialiste des questions environnementales, il est Leader développement durable d’un grand groupe mondial de distribution.

 

Voilà quelques années que je creuse ces théories de l’effondrement de notre Humanité portées par un certain nombre de collapsologues aujourd’hui en France et dans le monde. Les travaux du Club de Rome en 1972 et le rapport Meadows ont été confirmés par le rapport de 2012 : le système économique mondial pourrait s'effondrer, confronté à la diminution des ressources et à la dégradation de l’environnement vers…. 2030. Je ne dirai pas que j’étais préparé à cette crise mondiale du COVID-19, mais les nombreuses études que j’ai pu lire précisent comment notre incapacité à coopérer et respecter la Nature conduit à ce genre d’effondrements. 60% des populations d’animaux sauvages disparues en 40 ans (rapport WWF 2018), +1° d’élévation de température (rapport GIEC 2019), 8 millions de t de plastiques chaque année dans les océans (rapport l’état des plastiques 2018)… tous les indicateurs environnementaux sont au rouge…

Alors ce moment singulier qui confine presque la moitié de l’Humanité, repose la question du sens… le sens que cela porte pour nous tous. Aussi je profite de ce temps suspendu pour lire, me former davantage, creuser ces sujets qui me passionnent. Je ne vois pas le temps passer et m’accoutume parfaitement à la « slow life » et à me centrer sur l’essentiel.

En attendant, je profite de notre jardin et de son printemps trop précoce, pour quelques travaux d’entretien et parce qu’il m’est indispensable d’être utile, j’ai proposé mon temps, mes bras et mon énergie aux maraîchers bio de la zone maraîchère de Wavrin, installée par la MEL. Plusieurs jours à travailler bénévolement dans les serres de fraises, planter oignons, échalotes par milliers…

Avec mon épouse nous réfléchissons à l’après, au sens que nous voulons donner à notre vie dans les mois et années à venir. Je peine à imaginer le 11 mai, reprendre la RN 41 et m’additionner dans ces 18 km de bouchons qui me séparent de mon lieu de travail… nous n’aurions alors rien appris, rien changé.

https://www.lillemetropole.fr/votre-metropole/competences/developpement-territorial-et-social/agriculture-et-alimentation/zone

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