Sofiane Maazi: l'espoir de jours meilleurs demeure inextinguible: il faut "cultiver son jardin" au propre comme au figuré!

Sofiane Maazi: l'espoir de jours meilleurs demeure inextinguible: il faut "cultiver son jardin" au propre comme au figuré!


Âgé de 24 ans, Sofiane Maazi est  statisticien à la Direction Régionale de l’Alimentation, de l’Agriculture et de la Forêt des Hauts-de-France (DRAAF). Il a rejoint le Conseil de développement de la MEL à l’automne 2018.

"Je pense que cette période est étrange à cause des traverses que nous essuyons. Nébuleuse parce que nous déplorons l’inanité des efforts déployés. Sombre parce que nous pleurons désormais certains des nôtres. Toutefois, l’espoir de jours meilleurs demeure inextinguible. Il passe par l’accomplissement professionnel et personnel.

Loin d’être monotones, les journées sont rythmées par le télétravail. La sonnerie du téléphone, la voix de l’interlocuteur ou une note de service évitent la solitude et l’ennui.

En tant que philatéliste, la journée se termine toujours en apothéose. En classant les timbres, je voyage des heures de l’Europe septentrionale à l’Afrique Équatoriale.

Je songe alors à ce que j’ai fait aujourd’hui pour améliorer le quotidien demain. Trier des livres et habits qui pourront être récupérés dans quelques semaines par tout un chacun.

Je réfléchis à ce que je ferai dès la fin du confinement. Retrouver les sourires sur les visages et l’allégresse de la rue. Je tente d’imaginer les idées pléthoriques et fantasques qui émergeront pour changer le comportement humain. Consommer davantage local et proposer un jour de télétravail hebdomadaire pour désengorger le trafic urbain. Mais pour l’heure, je cueille le jour présent sans trop me soucier du lendemain. Je prépare le compost maison qui fortifiera mes plantes et légumes nains. Car au sens propre comme figuré, « il faut cultiver son jardin ».

Parole à