Paul Nayral de Puybusque: j’attends la fin du déconfinement et le retour de nos réunions !

Paul Nayral de Puybusque: j’attends la fin du déconfinement et le retour de nos réunions !


Paul Nayral de Puybusque  est arrivé à Lille en 2008 à la fin d'une carrière militaire. Il est aujourd'hui cadre à l'université Catholique de Lille chargé de la coordination de projets transversaux aux différentes facultés et écoles.

« Comment vis-tu ton confinement ? » De façon bien banale ! Je fais partie des français qui disposent d’un logement suffisamment spacieux pour ne pas m’y sentir congestionné, et je n’ai plus d’enfants turbulents à gérer au quotidien.

J’ai surtout la chance de n’avoir eu à ce jour aucun proche abattu par le virus. De plus, La Madeleine offre des petites rues pittoresques, des espaces dégagés et des jardins publics fleuris (mais fermés) propices à rendre agréable la promenade quotidienne à laquelle nous sommes autorisés. Rien d’extraordinaire donc !

Sollicité pour participer à la recherche de masques, blouses et effets de protection au profit d’Ehpad, ce qui m’a donné le sentiment d’apporter ma minuscule contribution au sursaut d’efforts et de soins fournis par tous ceux que l’on appelle avec respect et affection « les soignants ».

Comme beaucoup, j’ai pu lire ou relire lentement des livres ou articles hâtivement parcourus du temps où, libre de mes mouvements, l’esprit du temps et moi-même me faisaient tout faire trop vite. Ils concourent à m’interroger sur les raisons et enseignements qu’il faudra tirer de cette crise, les questions à se poser sur ses causes et impréparations. Ils m’aident aussi à envisager l’avenir plus qu’à m’attacher à désigner les responsables des erreurs ou fautes passées.

J’entends et lis des commentateurs qui jouent les Cassandre ou, à l’inverse, anticipent sans barguigner un avenir meilleur avec une humanité enfin éclairée. Quelques-uns s’interrogent avec prudence sur le « comment faire ? », circonspects sur la nature humaine, désemparés par les besoins immenses qui se profilent, et certains à juste titre qu’il s’agira autant de savoir quoi transmettre, quoi transformer, où innover. Il me semble que notre Conseil de développement pourra être un des lieux où la réflexion à fin d’action pour réfléchir au bien commun et la façon de vivre ensemble sera utilement menée. C’est une de ces précieuses enceintes où des personnes de tous horizons échangent, s’écoutent, travaillent, proposent, savent être en désaccord sans conflit, cherchent en quoi son opposant peut avoir raison. Alors oui, et à nouveau de façon bien banale, j’attends la fin du déconfinement et le retour de nos réunions !

Parole à