Francis Danvers: DE QUOI LE COVID-19 est-il le nom ?

Francis Danvers: DE QUOI LE COVID-19 est-il le nom ?


Francis DANVERS enseignant-chercheur (écrivain retraité), entrepreneur. Confiné à Villeneuve d’Ascq avec son épouse et sa fille, ces dernières étant toutes deux, en télétravail.

A la date du 11 mai prochain, je devrais avoir terminé mon « Journal de confinement » intitulé : « Ce siècle avait vingt ans ». Ce cahier d’écolier à carreaux de 288 p. trouvé au fond d’un placard, est rédigé en hommage à mon grand-père, qui rencontra ma grand-mère, infirmière, sur le Front et qui m’a transmis à la fin de sa vie, son « Carnet de guerre » (1914-18). Mon intention est de transmettre de la même manière, mon « journal de bord » à mes trois petits-enfants. Composé pour l’essentiel de coupures de presse accompagnées de réflexions « chemin faisant » destinées à répondre à une question centrale : DE QUOI LE COVID-19 est-il le nom ?

10 hypothèses sont testées en première intention :

1. Un crise sanitaire majeure, mais pas exceptionnelle dans l’histoire des épidémies et qui était surtout prévisible ;

2.une crise économique et financière sans précédent dont nous ne mesurons pas encore les effets sur la vie des entreprises et des ménages ;

3. un dérèglement climatique qui préfigure d’autres épisodes cataclysmiques ;

4. Une reconfiguration de la mondialisation entre le global et le local (quid de l’Europe ?) ;

5. L’accélération d’un capitalisme numérique et d’une société de contrôle qui représente de réelles menaces pour la vie démocratique et les libertés publiques ;

6. L’aggravation des fractures sociales, territoriales, générationnelles (en particulier en direction des nos ainés) et éducatives (tout spécialement pour les jeunes en situation de décrochage) ;

7. Une crise anthropologique de première importance qui concerne le sens de la vie et la confiance dans notre capacité à faire société ;

8. La transformation du travail humain à la faveur du télétravail contraint ;

9. L’émergence d’une société du « prendre soin » (care) ;

10. Une « crise ouverte » (A. Merkel) qui libèrera des énergies et de nouvelles opportunités pour le « vivre ensemble » à la condition de le vouloir collectivement.

Parole à