François Coltelloni: faire confiance, tout en nageant dans un océan d’incertitudes.

François Coltelloni: faire confiance, tout en nageant dans un océan d’incertitudes.


François Coltelloni  est directeur à Vilogia, il est engagé dans le conseil de développement depuis 2014, il souhaite y apporter un éclairage  sur la meilleure façon de procurer aux citoyens les solutions logement les plus qualitatives et performantes dans le but d'accroître l'attractivité de la Métropole

 

Manager et dirigeant d’entreprise depuis plusieurs années, je n’aurais jamais imaginé vivre une situation comme celle dont nous sortons à peine.

Je souhaite, sans bien sûr vouloir minimiser tous les aspects dramatiques de la crise, insister sur les points positifs, et le changement dans nos vies quotidiennes, qui auront un impact sur le caractère résilient et inclusif qu’on souhaite pour notre métropole : Aussi voici mes bonnes résolutions de déconfinement, en espérant avoir le courage de toutes les maintenir dans le temps :

- Poursuivre le télétravail à hauteur d’au moins 1 jour par semaine pour moi et mes équipes, même si on est très contents de se retrouver

- Continuer de privilégier le train et Ilevia pour mes déplacements, même si je dois porter un masque

- Faire réparer mon vélo, même si ça coûte plus de 50 euros, vu son état

- Ne manger de la viande que 3 fois par semaine, et du poisson une fois, même si j’adore manger et que je retourne au restaurant dès demain

- Continuer à faire mon sport en chambre (ou dans le jardin, j’ai cette chance) tous les jours

- Utiliser tous mes vêtements, et ne les renouveler que lorsqu’ils sont usés, je n’irai quand même pas jusqu’à repriser mes chaussettes ! (mais je devrais)

- continuer à dire bonjour tous les jours à mes voisins, et aux voisins de mes voisins lorsque je les croise.

- Et par-dessus tout continuer à faire confiance. Faire confiance à mes équipes pour qu’ils délivrent le service au niveau de qualité adéquat à distance, faire confiance n’est plus seulement un choix de management, mais une nécessité. Faire confiance aux personnes qui m’entourent. Faire confiance aux institutions, même s’il est évident qu’elles tâtonnent dans la crise. Faire confiance aux technologies : démarrer une visio, envoyer un doc, programmer une réunion, tout cela c’est du virtuel mais à condition que ça marche.

Et en général, presque par miracle, tout finit par fonctionner, mais quand ça fonctionne pas alors c’est la panique : puissance et faiblesse de nos sociétés ultra connectées ! Il faut bien reconnaître qu’on aurait pas du tout vécu le confinement de la même façon il y a ne serait-ce que 15 ans !

En somme faire confiance, tout en nageant dans un océan d’incertitudes. C’est ce type de période qui nous en apprend autant sur nous-même que sur l’humain en général, sur le collectif et sur l’individuel.

On en sort avec un joyeux mélange dans la tête : virus, continents, teams, masques, gym confinée, skype, devoirs scolaires, sport en chambre, tondeuse à gazon, télé, voisins, cuisine, autorisations de sortie. Ils faut bien reconnaître que nos conversations courantes revêtent un côté surréaliste, et elle n’ont rien à voir avec celles qu’on tenant il y a 3 mois !

Espérons que les quelques point positifs – sans revenir sur les incontournables « moins de bagnoles, de fumées, de bruit persévèreront à l’indispensable retour de « l’activité sociale » qui nous rassure tous.

Bon courage à tous dans cette reprise

Parole à